Directeur e-commerce Lyon – Expert B2B/B2C | Campioni.fr
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NOM

Steve Campioni

EXPERIENCE

Directeur e-Commerce

LOCALISATION

Lyon, Auvergne-Rhône-Alpes

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Emailing marketing : chiffres France, campagnes relationnelles, exemples & outils

emailing marketing

En 2025-2026, l’e-mail relationnel est dans une phase charnière : le canal est mature, les consommateurs sont sur-sollicités, les régulations plus strictes, mais les potentiels restent élevés.

L’emailing marketing reste un levier central pour les e-commerçants français. Les campagnes emailing relationnelles — qu’elles soient conçues sur des solutions comme Brevo, Mailchimp ou Dolist — génèrent encore un ROI très élevé lorsqu’elles sont bien segmentées et personnalisées. Mais à l’heure où les utilisateurs sont sur-sollicités, comment réussir son emailing design, choisir le bon logiciel emailing, ou bâtir une campagne emailing vraiment performante ?

Voici un guide complet avec des données récentes, études de cas, tactiques concrètes, et un chemin clair pour décider vers quoi orienter ses investissements e-mail.

Chiffres clés de l'emailing : où en est-on en France ?

Voici ce que montrent les dernières études et rapports.

KPIEstimation récente
Chiffre d’affaires e-commerce France 2024175,3 milliards d’euros (+9,6 % vs 2023) (Fevad)
Nombre de transactions en ligneEn 2024, environ 2,3 milliards de transactions pour le e-commerce en France, +8 % vs 2023 (Quable)
Panier moyen / montant moyen des achatsEnviron 68 € pour les produits, stable ou légèrement en hausse par rapport aux années précédentes. (Fevad)
Taux moyen d’ouverture e-mail en France (tous secteurs)18,2 % selon DMA France / études récentes (Tool Advisor)
Taux de clic moyen en France5,3 % (tous secteurs) (LearnThings)
  • Ces taux (ouverture, clics) paraissent modestes comparés à des benchmarks internationaux ou des moyennes mondiales (~30-40 % pour l’ouverture selon certains) ; mais cela reflète la maturité du marché français, les filtres anti-spam, le respect des RGPD, etc.

  • La variabilité sectorielle est forte : e-commerce “produits” vs “services”, B2B vs B2C, etc.

2. Les limites du marketing relationnel par e-mail “one-to-many”

Voici ce que montrent les données, et ce que les acteurs observent sur le terrain :

  • Taux d’ouverture faibles : Comme vu, ~18-20 % souvent pour les campagnes génériques en France. Cela reflète la saturation et la fatigue des utilisateurs.

  • Perte partielle de visibilité / tracking : avec les protections privacy (Mail Privacy Protection d’Apple, parametrage des boîtes mails, etc.), la mesure devient moins fiable.

  • Effet de l’inflation et du coût de délivrabilité : les coûts d’acquisition d’adresses, de gestion des outils d’e-mailing, du nettoyage des listes, de la conformité RGPD augmentent, ce qui rend les campagnes massives moins rentables.

  • Réactivité moindre des audiences non engagées : envoyer à une base large mais peu engagée donne des résultats faibles en conversion et de faibles retours sur investissement.

3. Hyper-personnalisation et automation : ce qui change tout

Les performances sont nettement meilleures quand on va plus loin que le “envoyez à tous”, à l’heure de l’hyper-personnalisation e-commerce.

Segmentation e-commerce avancée

  • Segmenter selon comportement d’achat (ancienneté, fréquence, montant), navigation (pages visitées, paniers abandonnés), ouverture précédente des mails, canal de première acquisition.

  • Segmenter selon le cycle de vie client : nouveaux abonnés, clients réguliers fidèles, clients inactifs, etc.

Automatisation & workflows

  • Bienvenue / onboarding : email de bienvenue, souvent avec taux d’ouverture très élevés, et souvent de bons taux de conversion en upsell.

  • Panier abandonné : l’un des workflows les plus rentables, car le client est déjà “à moitié engagé”.

  • Réactivation : relancer les non‐ouvreurs ou clients inactifs ; souvent beaucoup plus rentable que de chercher de nouveaux clients.

  • Upsell / cross-sell et recommandations personnalisées : proposer ce que le client aura potentiellement envie d’acheter, selon son historique.

Les gains constatés

En France, la personnalisation améliore les performances : certaines études montrent que les e-mails personnalisés (objet, contenu, offres) améliorent le taux d’ouverture, de clic, et de conversion de 15-30 % par rapport aux campagnes génériques. (estimation à partir des données LearnThings et études nationales) 

A noter : un bon design emailing n’est plus seulement esthétique. Il doit être responsive (mobile-first), clair, et adapté au contenu personnalisé.

4. Acquisition vs fidélisation : où investir selon les objectifs

ObjectifForces de l’e-mailConditions / freins
Acquisition (attirer de nouveaux clients)Utile pour le nurturing, le lead magnet, l’onboarding, convertir des prospects engagésMoindre efficacité si base non engagée, coût d’obtention de lead élevé, souvent conversion plus lente, nécessite plus de ressources pour segmenter, tester
Fidélisation (réachat, CLV, répétition de commande)Coûts faibles une fois la base construite, ROI élevé, possibilité de construire la confiance, avantages de la suggestion personnalisée, programmes de loyautéBesoin de données fiables, entretien de la relation, contenus pertinents, éviter le spam / désabonnement

En France, les marques e-commerce qui misent sur l’e-mail comme canal d’acquisition remarquent souvent qu’il est moins performant que le paid (ads, social ads) au top funnel, mais joue un rôle déterminant dès qu’on engage un prospect (newsletter, contenu utile, offres) dans un chemin de conversion.

5. Innovations & évolutions qui façonnent l’e-mail relationnel en France

  • IA et machine learning : La Fevad rapporte que les acteurs français envisagent ou utilisent de plus en plus des solutions basées sur l’IA pour le marketing et la relation client. 

  • Respect de la vie privée : RGPD, consentement explicite, gestion des préférences, suppression des adresses inactives.

  • Orchestration multicanal : intégrer e-mail, SMS, notifications push, messagerie instantanée dans le parcours client.

  • Optimisation mobile : plus de 60 % des e-achats se font via mobile, donc les e-mails doivent être responsive, légers, adaptés à la consultation mobile.

6. Cas concret : Décathlon

Decathlon est un bon exemple de ce que les grands acteurs font pour garder l’e-mail relationnel performant :

  • Programme de fidélité “Decathlon Active” : selon les données de LoyaltyPoint pour Decathlon, les campagnes écologiques / engagement environnemental dans le cadre du programme de fidélité obtiennent des taux d’engagement très élevés. Par exemple, l’engagement des participants à des activités écologiques via e-mail dépasse 74 % pour certains segments. 

  • Décathlon utilise la segmentation selon les personas d’acheteurs, les préférences produits, pour personnaliser les communications locales. L’outil de fidélité permet de lier l’activité en magasin avec l’e-mail pour des recommandations ou des offres locales.

7. Bonnes pratiques : pour maximiser l’efficacité du marketing relationnel

Voici ce que tu peux appliquer immédiatement :

  1. Construire & entretenir une base de données “qualifiée”

    • Consentement clair (opt-in, préférence d’envoi).

    • Nettoyage régulier des adresses inactives.

    • Vérification de la délivrabilité (Domaines, SPF / DKIM / DMARC, réputation du domaine).

  2. Segmenter fortement & personnaliser

    • Segmentation comportementale, demographique, historique d’achat.

    • Personnalisation de l’objet, du contenu : éviter le générique.

    • Propositions de produits en fonction des achats précédents, navigation, localisation.

  3. Mettre en place des workflows automatisés

    • Accueil / onboarding, panier abandonné, réactivation de clients dormants.

    • Scénarios conditionnels : si client n’ouvre pas, tester objet différent ; si client achète souvent, offrir des offres de fidélité ou VIP.

  4. Optimiser le timing, fréquence & contenus

    • Tester jour & heure d’envoi. En France, certains rapports suggèrent que les lundis ou mardis donnent de bons résultats selon secteur.

    • Ne pas sur-solliciter : laisser respirer la relation.

    • Varier le contenu : informatif, promotionnel, relationnel, utilitaire.

  5. Mesurer avec les bons KPI & itérer

    • Taux d’ouverture, taux de clics, CTOR (clic-par-ouverture), taux de désabonnement, plaintes de spam.

    • CLV (valeur vie client), revenu par destinataire, efficacité des workflows automatisés.

    • Test A/B (objet, mise en page, offres).

    • Le choix du bon logiciel emailing est clé : Brevo (ex-Sendinblue), Hubspot, Dialog Insights ou Mailchimp figurent parmi les plus utilisés. Ils permettent de gérer les campagnes emailing de bout en bout (création, segmentation, automation, reporting).

8. Acquisition ou fidélisation ? 

  • Si ta marque est bien établie ou dispose déjà d’une base de clients engagés, investir dans la fidélisation via l’e-mail relationnel est très rentable. C’est là que le ROI est le plus sûr.

  • Si besoin d’acquérir, l’e-mail est utile comme complément : lead magnets, contenus utiles pour susciter l’intérêt, mais souvent il faudra en parallèle investir dans les canaux payants, social, SEO pour alimenter la base.

  • Un modèle mixte semble le plus pragmatique : acquisition + forte stratégie de nurturing + conversion + fidélisation.

L’e-mail relationnel n’est pas dépassé en France pour 2025-2026 — mais il évolue profondément. Ceux qui restent dans le mode “mass mailing” risquent des performances stagnantes ou en baisse. Mais ceux qui investissent dans la donnée, la personnalisation, l’automatisation, le respect de la vie privée, et optimisent l’expérience (mobile, contenu) auront un avantage compétitif sérieux.

Pour une équipe e-commerce, le message est : ne jetez pas l’e-mail, mais réinventez-le. Prioriser la fidélisation, optimiser la relation, mesurer mieux, tester souvent.

FAQ - Toutes les questions que vous vous posez sur l'e-mailing

En France, on parle aussi bien de e-mailing que d’emailing marketing pour désigner les campagnes de communication par email. Le terme “marketing” insiste sur la stratégie relationnelle (fidélisation, segmentation, automation) plutôt que sur l’envoi massif.

En 2025, les solutions leaders en France sont Brevo (ex-Sendinblue), Sarbacane, Dolist, Hubspot et Mailchimp. Le choix du logiciel emailing dépend du volume de mails, du budget et des besoins en automatisation. Brevo se distingue par sa simplicité et son excellent rapport qualité/prix.

Oui, plusieurs outils proposent des versions gratuites, comme Brevo (jusqu’à 300 emails/jour) ou Mailchimp (plans limités). Ces solutions gratuites conviennent aux petites bases, mais les options avancées (segmentation, automation, reporting) nécessitent une offre payante.

Une campagne emailing efficace repose sur :

  • une base qualifiée et consentie,

  • un objet accrocheur,

  • un design emailing responsive et clair,

  • une personnalisation (contenu dynamique, segmentation),

  • des tests A/B réguliers.

Oui, un bon exemple emailing est celui des paniers abandonnés. Par exemple, Decathlon ou La Redoute relancent leurs clients avec un design clair, un rappel personnalisé des produits, et parfois une remise incitative. Un autre exemple de scénario réussi est la réactivation des clients qui n’ont pas commandé depuis une période donnée. Une récompense incitative est également la bienvenue dans ce cas.

Un emailing design réussi doit être lisible sur mobile, respecter la charte graphique de la marque, intégrer des CTA visibles, et être épuré pour éviter la surcharge. Les tendances actuelles vont vers le minimalisme et l’intégration de visuels produits dynamiques.

Oui : malgré la montée de TikTok, Instagram ou WhatsApp, l’emailing marketing reste un canal à très fort ROI. Il complète les réseaux sociaux en travaillant la fidélisation et le repeat business.

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